PHOTO. LES 72H DU LIVRE
24 April, 2026

[ Conakry ] Les « 72h du Livre » à l’instant T

 

Depuis 18 ans, la Guinée s’emploie à reconquérir sa place sur l’échiquier littéraire mondial. Ce jeudi 23 avril, la 18e édition de la foire littéraire majeure du pays a ouvert ses portes au Lac de Gbassikolo, plaçant la jeunesse et l'innovation au cœur des débats.

 

Un rendez-vous important pour les lettres africaines

 

Le paysage culturel guinéen est en ébullition. Lancées officiellement ce jeudi, les « 72 heures du Livre » transforment une nouvelle fois Conakry en capitale africaine des lettres. Auteurs, éditeurs, artistes et passionnés se sont donné rendez-vous pour célébrer un événement qui, au fil des ans, est devenu un moteur essentiel du rayonnement culturel national.

 

Cette 18e édition s'articule autour d'une thématique ancrée dans l'actualité : « Jeunesse, numérique, création et innovation ». Un choix stratégique pour le commissariat général de l'événement, représenté par Diaka Camara et Aïcha Kaporo Soumah.  

« Ici en Guinée, le livre compte, la culture compte. L’avenir se construit avec des mots, des idées, des rêves et des voix », ont-elles affirmé d'une même voix lors de la cérémonie d'ouverture.

 

Le savoir, pilier du projet « Simandou 2040 »

 

La cérémonie a été marquée par la présence de Djiba Diakité, ministre chef de cabinet à la présidence et président d’honneur de l’édition. Ce dernier a souligné le lien indissociable entre éducation et développement national, inscrivant la promotion de la lecture dans la vision à long terme de l’État.

 

L’ambition : faire de l’excellence éducative et de l'innovation une priorité nationale.  

Le levier : le programme Simandou 2040, qui prévoit un volet éducatif et culturel fort.  

L'objectif : former une jeunesse capable de relever les défis de demain grâce au savoir-faire et à la recherche.

 

M'Mahawa Sylla, gouverneure de la ville de Conakry, a également rappelé l’impact positif de cet événement sur l’attractivité de la capitale guinéenne, un dynamisme salué par le représentant des Nations Unies en Guinée.

 

Un appel à l'action pour les décideurs

 

Si l’accompagnement de l’État est salué, Sansy Kaba Diakité, commissaire général et fondateur de l’événement, souhaite voir les décideurs s'impliquer plus personnellement dans la création littéraire. Avec une pointe d'humour et d'exigence, il a lancé un défi au ministre : « Il faut que Monsieur le ministre de la Culture écrive un livre, j'attends son manuscrit. »

 

La journée s'est achevée par la remise de distinctions honorifiques aux partenaires et personnalités publiques ayant soutenu cette aventure littéraire. Les festivités et panels se poursuivront jusqu'à la fin du mois d'avril, voyageant entre Conakry et Forécariah. 

 

Lire Aussi >> Interview : Sansy Kaba 

 

Par Ismaêl Nabé

SITANEWS, Conakry

 

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