MMMS
13 April, 2026

Le ministre Moussa Moïse en colère contre les artistes véreux !

 

Malhonnêteté des artistes et leurs complices en blouse blanche - Moussa Moïse dénonce la (haute) mafia ! Artistes et médecins s’enrichissent sur le dos de l’État. La scène culturelle guinéenne, déjà fragilisée par la pauvreté accrue, est secouée par un nouveau scandale moral et éthique.

 

Le ministre en charge de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a récemment dénoncé avec fermeté la haute magouille de certains artistes bénéficiaires de la carte d’assurance maladie. En complicité avec des médecins et pharmaciens véreux, ces artistes détourneraient les fonds destinés à leur propre couverture sanitaire.

 

Selon les révélations du ministre, le stratagème est aussi banal qu’écœurant : « l’artiste consulte un médecin complice, qui lui prescrit une ordonnance volontairement gonflée. Une fois en pharmacie, les produits sont surfacturés, parfois même fictifs. L’artiste n’en prend qu’une petite partie – le reste des médicaments ou de l’argent est partagé entre les protagonistes du réseau. Une fraude organisée, déguisée en « maladie », qui ternit l’image de tout un secteur.

 

"J'ai donné des instructions fermes au BGDA (Bureau Guinéen du Droit d'Auteur, NDLR) et à NSIA (...)", a martelé le ministre.

 

Ce dispositif d’assurance maladie, fruit d’un partenariat entre l’État et NSIA, avait pour but de protéger les artistes souvent dépourvus de revenus stables ou de couverture sociale. Il incarnait un pas concret vers une valaorisation du rôle de la culture dans la société.  

 

Mais en abusant de ce système, certains bénéficiaires ont transformé une avancée sociale en un instrument de vol collectif. L’acte trahit la confiance du ministère. Il trahit aussi la cause même de la dignité de la corporation.

 

Comment défendre demain un soutien accru à la culture, si les fonds alloués à la protection des artistes se retrouvent siphonnés dans des circuits de corruption à petite échelle ? Comment exiger du public le respect du métier d’artiste, quand certains de ses artisans se rendent complices de détournements ?

 

La lutte contre la corruption ne doit plus épargner la culture. 

 

© SITANEWS

 

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