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13 May, 2026

Yaya Ezail Kassé taille sa voix dans le marbre

 

Entre recueil de poésie et premier album slam, Yaya Ezail Kassé dévoile un double projet qui porte l'humain au centre de chaque mot.

 

Après Sous le Silence de la vie (2020) et L'Oraison de l'âme (2022), Yaya Ezail Kassé revient avec un troisième recueil paru chez Harmattan Guinée : Gravé dans le marbre au calame du parolier.

 

Le titre dit déjà tout — et rien à la fois. Graver dans le marbre, c'est choisir la permanence. User d'un calame, c'est choisir la lenteur, la précision, le geste mesuré. Entre ces deux images se loge toute une poétique : celle d'un auteur qui n'écrit pas dans l'urgence, mais dans la conviction.

 

« Chaque poème trace une danse où l'humain retrouve sa résonance, entre courage, discipline, persévérance et espérance » - dira-t-il.

 

Ce n'est pas un recueil de plainte. C'est un recueil de mouvement. Les poèmes de Kassé ne s'attardent pas sur la chute — ils en font un marchepied. La douleur s'y mue en rime, l'épreuve en syllabe, et ce qui pourrait rester muet trouve, ici, une voix.

 

Dans un monde saturé de bruit et d'images jetables, il y a quelque chose de presque contre-courant dans cette manière d'habiter la langue. Le Parolier du Sud choisit la cohésion là où d'autres choisissent l'éclat. Il rappelle, avec une sobriété qui force le respect, que le partage reste une forme de résistance.

 

Gravé dans le marbre au calame du parolier est disponible sur le site d'Harmattan France, à la Fnac, chez Leclerc et sur l'ensemble des plateformes de distribution.

 

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Le recueil ouvre la voie à un second projet : un album slam, premier du genre pour cet artiste qui arpente les scènes depuis plus d'une décennie. L'album porte le même nom — épuré, sans le sous-titre. Comme si la musique se chargeait de compléter ce que l'écrit avait commencé.

 

Ce n'est pas la première fois qu'un auteur tente la passerelle entre page et scène. Mais il est rare que les deux projets partagent un titre, une intention et une même promesse : offrir à l'auditeur ou au lecteur un fragment d'âme, sans ornement superflu. L'un écrit la lumière, dit l'artiste. L'autre la fait résonner.

 

Reste à entendre ce que le marbre, mis en musique, a à nous dire. 

 

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