Kadiatou Kaba
08 July, 2026

« Intrusion » dans son bureau ? Kadiatou Kaba explique « tout » à SITANEWS [Exclusif]

 

Journaliste, présentatrice du JT de 20h30 sur la RTG, Kadiatou Kaba affirme que, « pendant près d'un an, un inconnu a occupé ses bureaux privés à Taouyah (en banlieue de Conakry) à son insu. Elle a alerté l'opinion sur sa page Facebook à propos de cette « intrusion » dans ses locaux. Depuis, chacun y va de son commentaire. L’affaire cristallise le débat. La presse en fait ses choux gras. Dans cet entretien exclusif accordé à SITANEWS, Kadiatou Kaba revient sur les circonstances de cette affaire, les zones d'ombre qui pourraient subsister et les suites judiciaires envisagées.

 

Bonjour Kadiatou. Vous parlez d'une intrusion dans vos bureaux. Pouvons-nous en savoir davantage ? Que s'est-il réellement passé ?

 

Il convient de rappeler que les doubles des clés de mon agence Kadiak-Com se trouvent avec un certain Doumbouya Mamadou Saliou, alias « Cousin ». Ce dernier, est un membre de la famille de mon bailleur à Taouyah, où se situe le bureau. Il est également celui qui s'occupe de l'entretien de la plupart des bureaux à Taouyah, y compris Kadiak-Com.

 

Avec mon bailleur, j’ai signé le contrat de location en 2022. Jusqu'à hier, je n'avais rien à lui reprocher, car mon bureau a toujours été propre et mes affaires bien rangées. Donc je ne pouvais nullement imaginer qu'un tel désastre puisse se produire dans mon dos.

 

Les bureaux dont je parle sont des bureaux privés, siège de Kadiak-Com, et non une propriété de l'État. Donc rien à voir avec la RTG comme certains le pensent.

 

Est-ce que vous connaissiez auparavant cette personne qui utilise vos locaux  ? De qui s’agit-il ?

 

Il s’agit de M. Sidiki Kéléya. Pour répondre à votre question, non, je ne le connaissais pas particulièrement. Peut-être à travers les chansons de son ex. Nous n'avions jamais échangé, et ce jusqu'ici d'ailleurs. Il n'a jamais non plus essayé d'entrer en contact avec moi, ni exprimé un quelconque besoin auparavant. Je peux donc dire qu'il est un inconnu pour moi.

 

Comment ce monsieur a-t-il pu accéder à vos locaux ?

 

Selon les premières informations reçues, M. Sidiki Kéléya aurait eu autrefois un bureau à Taouyah, où sont situés mes bureaux actuellement. Il aurait tissé des relations à cette époque avec M. Doumbouya, alias « Cousin », qui a le double des clés des bureaux.

 

Un jour, il serait passé à Taouyah en quête d'un bureau pour ses vidéos Facebook, et serait tombé sur ce nommé « Cousin ». Cerise sur le gâteau : une connaissance à lui, un ancien « bon petit ». Il lui aurait suggéré de le laisser faire quelques vidéos moyennant des miettes. Depuis lors, ça ne s'est plus arrêté.

 

J'ai pu avoir cette première version après avoir partagé la vidéo de M. Kéléya sur ma page officielle, en guise d'alerte — une vidéo dans laquelle on le voyait très à l'aise dans mes locaux, et même dans mon propre bureau, fouillant dans mes affaires.

 

C'est en partageant sa publication que beaucoup d'internautes sont allés sur son compte et ont retrouvé plusieurs autres photos et vidéos réalisées à des dates différentes dans les mêmes locaux. C'est au cours de ces recherches que j'ai découvert qu'une chanson qui lui est dédiée y avait été tournée en partie, il y a neuf mois. C'est là que j'ai eu peur, car je cohabitais depuis près d'un an avec un inconnu sans le savoir, avec la complicité du nommé « Cousin », le détenteur du double des clés.

 

Vous dites que, pendant près d'un an, vous avez eu un « colocataire » sans le savoir. Comment est-ce possible ?

 

Il y allait peut-être les jours fériés, les week-ends, ou tard le soir après que tout le monde était parti, ou encore les semaines chargées, quand on a plusieurs activités à gérer sur le terrain. C'est la seule explication que je puisse donner. Il était au courant de tous nos mouvements et déplacements ; c'est lui qui ouvrait le bureau, donc c'était facile pour lui de s'organiser.

 

En novembre et décembre, par exemple, toute l'équipe était en tournée à l'intérieur du pays pour la Grande Dictée du SALEC (Salon de la lecture) ; il en a probablement bien profité aussi à ce moment-là.

 

Est-ce que votre véritable bailleur était au courant de cette situation ? 

 

Non, pas du tout. Il était choqué et déçu hier quand il l'a appris, surtout en voyant les images des vigiles qu'ils avaient eux-mêmes embauchés pour sécuriser les lieux. Ils ne l'ont su qu'hier, au même titre que moi.

 

Lui (M. Kéléya) n'a-t-il jamais tenté de vous en parler ?

 

Jamais de la vie, il ne m'avait jamais exprimé un quelconque besoin dans ce sens. On ne s'était jamais parlé, on ne se connaissait même pas.

 

Que comptez-vous faire par la suite ?

 

Les professionnels analysent en ce moment la situation. Je m'en tiendrai à la conclusion qui sera tirée. Je saurai par la suite comment m'y prendre. Pour l'instant, des juristes travaillent sur l'affaire.

 

NB : Nous avons tenté d'avoir la version de la personne mise en cause (M. Sidiki Kéléya), en vain. Néanmoins, notre rédaction multiplie encore les démarches pour entrer en contact avec l'intéréssé.

 

Par SITANEWS

 

Partager sur :