Figure de proue de la musique africaine des années 1990, la chanteuse congolaise Yondo Sister s’est prêtée au jeu des confidences sur le plateau de l’émission « Global », diffusée par Talk Inter.
L’artiste congolaise a accepté de se livrer à Lamine Guirassy. Revenant sur les années fastes qui firent d’elle l’une des icônes de la musique africaine, la chanteuse a levé le voile sur les ressorts intimes de ses débuts. Son modèle, elle ne l’a jamais caché, fut la légendaire Sud-Africaine Miriam Makeba.
« C’est Miriam Makeba qui m’a inspirée. Au début de ma carrière, je voulais vraiment être comme cette dame qui a tant marqué les esprits », a-t-elle confié, non sans une pointe d’admiration intacte pour celle que l’on surnommait « Mama Africa ».
Un regard bienveillant sur la relève
Loin de céder à la tentation, si répandue chez les aînés, de juger sévèrement leurs successeurs, Yondo Sister a porté sur la nouvelle génération un regard franc et teinté de bienveillance.
« La nouvelle génération a aujourd’hui toutes les chances de son côté : elle peut s’entourer de managers et, à l’ère des réseaux sociaux, tout lui est plus facile. Pour ma part, j’apprécie beaucoup cette génération ; je l’écoute et la regarde avec attention », a-t-elle déclaré.
Une manière élégante de saluer le chemin parcouru par l’industrie musicale, tout en rappelant implicitement les obstacles que durent surmonter les pionniers de sa trempe.
Papa Wemba, une blessure pour Yondo
L’émotion a toutefois atteint son paroxysme lorsque fut évoquée la disparition tragique de Papa Wemba, terrassé sur la scène du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), à Abidjan, en avril 2016.
« Papa Wemba est décédé le jour de mon anniversaire. Je ne l’oublierai jamais. Depuis, lorsque ce jour arrive, j’ai hâte qu’il passe. La mort de ce grand artiste m’attriste profondément. Je prie pour le repos de son âme », a-t-elle confié, la gorge nouée.
Sur le plateau de Talk Inter, ce moment de vérité a laissé planer un silence lourd de sens, rappelant combien le « roi de la rumba » demeure, des années après sa disparition, une figure tutélaire pour tous ceux qui ont partagé son époque et sa passion.
Au terme de cet entretien se dessine le portrait d’une artiste fidèle à ses modèles, ouverte à son temps et attachée à la mémoire de ceux qui ont façonné la musique africaine.
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Par SITANEWS
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