Goulam
31 October, 2026

Goulam fait voyager le Village PANAF à travers les îles des Comores

 

Hier soir, le Village PANAF a vécu une parenthèse enchantée. Porté par une voix thérapeutique, l’artiste franco-comorien Goulam a convié le public à une traversée musicale jusqu’aux rivages de l’archipel des Comores, au gré de magnifiques mélodies qui ont tenu la foule sous le charme du premier au dernier accord.

 

Hier soir, la scène du Village PANAF s’est muée en embarcation. Dès ses premières notes, Goulam a levé l’ancre et entraîné le public vers l’archipel des Comores, que l’on surnomme avec poésie « les îles de la Lune ». Hier, c’est bien l’alizé de ces terres de l’océan Indien qui semblait souffler sur la première du PANAF, cousue d’embruns, d’épices, de nostalgie aussi.

 

Tout l’art de Goulam tient dans cette voix qui frissonne, qui enveloppe chaque mélodie d’un velours. Dans sa création, l’artiste a privilégié le timbre émotionnel. Fort d’un répertoire largement populaire des Comores à l’Europe, il a fait chanter et danser le Village dans un tourbillon de refrains repris en chœur.

 

Si la musique de Goulam séduit autant, c’est qu’elle apaise. Ses chansons ont cette vertu de soigner les maux du cœur et de purifier l’âme, comme un baume que l’on dépose sur les blessures du quotidien.

 

À la croisée de l’héritage comorien et de la sensibilité française, son univers parle à toutes les générations. Hier soir, nombreux sont ceux qui ont quitté la salle le regard apaisé, comme revenus d’un voyage intérieur.

 

Le relais venu de Conakry

 

La soirée ne s’est pas arrêtée aux rivages comoriens. Dans le sillage de Goulam, Karim Soulaye et Doura Izzy, tous deux venus de Conakry, ont pris possession de la scène et prolongé la fête jusqu’au bout de la nuit.

 

De l’océan Indien au golfe de Guinée, le Village PANAF a ainsi offert hier soir un saisissant raccourci de la diversité musicale africaine. Une célébration à l’image de l’esprit panafricain qui l’anime : fraternelle, vibrante et résolument ouverte sur le monde.

 

Sita, depuis Bruxelles

 

 

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