Fodé Baro
25 January, 2026

Safari : Fodé Baro fait sa valise… et alors ?

 

Fodé Baro plie bagage. Oui, vous avez bien lu. L’icône guinéenne – ou plutôt l’ex-star délaissée – a décidé que rester dans son joli paradis rêvé, c’était so 2000’s. Il en a ras-le-bol de la reconnaissance en option, du statut de plante verte au fond du salon culturel, et de l’amnésie collective à deux balles. Il active le mode départ. Alors, armé de sa valise vintage et de son mélancolique sourire, il s’élance dans l’inconnu... encore.

 

Fodé l’aventurier reprend la route, version 2.0, sans son micro, juste avec une bonne dose d’amertume et un GPS détraqué. On peut déjà l’imaginer, un pied dans le vide, prêt à plonger dans le grand bain de l’exil… direction où ? Paris, le mirage passé de mode où même les pigeons boudent maintenant ? Dakar, la fournaise diplomatique aux invitations en option ? Ou peut-être un aller simple vers les souvenirs fanés de son propre tube ? Suspense.

 

Le pire dans tout ça ? C’est qu’il nous avait chanté la galère d’un « Aventurier » en 2000. Un son aussi ironique qu’un sac plastique dans la mangrove. Et son album, jadis produit en France par Syllarts, résonne aujourd’hui comme la bande-son d’un enterrement de carrière en slow motion. Moralité ? Quand la reconnaissance est aussi rare qu’un ticket de bus en pleine grève, le passeport devient le nouveau micro. Fodé, fidèle à lui-même, demande donc la route. « Je pars, et rien ne me retiendra »semble-t-il nous chanter, dans un dernier clin d’œil à l’ironie cruelle d’un destin en mode looping.

 

Alors, que dire ? Bonne route, aventurier bis. Que ta valise soit légère et ta solitude bien accompagnée... car au pays des oublieux, partir c’est aussi… fuir l’indifférence.

 

Par Sita

 

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