Descartes est devenu populaire pour avoir exprimé dans son discours de la méthode LE COGITO... : « Je pense, donc je suis. »
Lamine Guirassy, lui, préfère : «Je tombe, donc je me relève.»
Guirassy : Cogito, Ergo Sum…
S'il y a un Guinéen qui connaît bien les Guinéens, c'est bien cet homme. Patron de média, survivant entrepreneur, phénix récidiviste. Son histoire en Guinée ressemble à un roman qu'on abandonne à mi-chemin, convaincu que le héros ne s'en sortira pas. Et pourtant.
Chaque chute est spectaculaire. Les cafés spéculent. Les ennemis trinquent s’il y en a. les chroniqueurs rédigent les nécrologies. L'opinion sort les mouchoirs. Puis Guirassy se lève. Frais. Visiblement jamais agacé.
C'est son génie.
Dans un échange avec Karamo, jeune conférencier et créateur de contenu, Lamine a osé se glisser dans la toge de Descartes, le philosophe. Avec un calme déconcertant, il a lâché : « Ma vie a toujours été au sens contraire. La constance, la vision et la positivité sont mes forts. »
Descartes en a frémi dans sa tombe. Ou peut-être approuvé. Va savoir.
Et comme si cela ne suffisait pas, Lamine ajoute, sentencieux : « Ce n'est jamais fini. » Phrase courte. Lourde de sens.
Car voilà le vrai problème avec Guirassy : il croit ce qu'il dit. Et pire encore — il a raison. La Guinée l'a enterré 100 fois. Il ressort 100 fois. Propre. Déterminé. Avec un nouveau projet sous le bras : LGF ! Vous entendez ? LGF !
On attendait un homme fini. Inhumé. Mais il revient blindé.
Peut-être que la philosophie guinéenne se résume finalement à ceci : tomber est une discipline. Se relever, un art.
Et Lamine Guirassy en est, manifestement, le maître incontesté.
Cogito, ergo reviens.
© Sita
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